21/03/2015

argent : quelqyes bons conseils.

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C'est une réforme fiscale d'envergure que vont examiner les parlementaires. Présenté fin septembre par le gouvernement, le projet de loi de finances pour 2016 intéresse au premier chef les particuliers. Pour tous ceux qui paient l'ISF, et ils sont de plus en plus nombreux, ce projet de loi marque un indéniable pas en avant . C'est une première, le gouvernement s'engage en effet à limiter le poids de l'impôt. Reconnaissant qu'«il peut arriver que le montant total des impositions locales, des impôts sur le revenu et sur le patrimoine dépasse le revenu annuel», les pouvoirs publics ont pris le taureau par les cornes. Et s'engagent à ce que la charge fiscale ne puisse plus dépasser 60% des revenus du contribuable. Pour calculer cette charge, l'impôt sur le revenu, l'ISF et les impôts locaux (tout au moins ceux de la résidence principale) seront pris en compte. Logique, souhaitable, cet encadrement du poids de l'impôt réjouira notamment tous ceux qui, malgré de faibles revenus, devaient payer l'ISF. L'autre pan important de la réforme porte sur l'impôt sur le revenu. Le nouveau barème, qui comportera quatre tranches, intégrera l'abattement de 20% qui était jusqu'ici réservé aux salaires. Du coup, certains revenus du patrimoine vont en bénéficier. Et cette refonte de l'impôt sur le revenu concerne donc indirectement le monde des placements.

Ainsi, les revenus issus des biens immobiliers ou qui proviennent des actions bénéficieront désormais de l'abattement de 20%. Pour qu'à l'arrivée les détenteurs d'immobilier et d'actions ne soient pas les grands gagnants de la réforme, le gouvernement a cherché à neutraliser l'«effet barème». Comment ? En apportant divers correctifs, pour l'immobilier mais aussi pour les actions. A peine né, le régime fiscal qui succède à l'avoir fiscal est ainsi retouché.

Quel bilan ? Pour les détenteurs de patrimoine, la grande nouveauté réside surtout dans le plafonnement des niches fiscales. Chaque foyer fiscal aura en effet droit à 8 000 euros par an d'avantages fiscaux (un peu plus en cas d'enfant à charge, à raison de 750 euros de mieux par enfant). En cas de présence d'une personne handicapée, l'avantage global passe à 13 000 euros. Une grande partie des placements qui permettent de bénéficier d'un avantage fiscal entrent dans ce plafond. Les investissements immobiliers Robien et loi Malraux sont notamment concernés. Tous ceux qui utilisaient ces mécanismes pour alléger leur impôt sur le revenu devront sans doute revoir leur stratégie. L'emploi d'un salarié à domicile entre aussi dans le cadre de ce plafond, tout comme les frais de garde des jeunes enfants. Les familles consommeront donc une grande partie de leur disponible fiscal. Certains contribuables qui avaient signé récemment par exemple pour l'achat d'un «programme Robien» étaient inquiets. Ils peuvent être rassurés. Le gouvernement change en effet les règles du jeu, mais il ne le fait pas de manière rétroactive. Les avantages fiscaux étalés sur plusieurs années et liés à des décisions d'investissement antérieures au 1er janvier 2016 ne seraient pas concernés par les nouvelles dispositions, précise le projet de loi de finances. D'autres interrogations ont aussi été levées quant aux investissements dans les départements d'outre-mer. Les réductions d'impôt ne sont pas plafonnées actuellement, mais elle feront l'objet d'un encadrement spécifique « compte tenu de leur importance économique», précise le projet de loi de finances. Le texte donne le choix entre deux plafonds : 8 000 euros, ou, si ce plafond est plus favorable, 15% du revenu net imposable du contribuable si ce montant est supérieur à 8 000 euros.

En revanche, certains investissements restent en dehors du plafond de 8 000 euros. C'est le cas du PERP, le plan d'épargne retraite individuelle. Il sera donc possible de préparer sa retraite sans compter . Une décision qui paraît logique puisque la rente procurée par ce placement à la sortie est, elle, fiscalisée. Autre îlot fiscal qui demeure, celui des monuments historiques, mais il ne concerne que peu de contribuables. Les investissements en LMP, loueurs en meublés professionnels, qui nécessitent un budget de 400 000 à 500 000 euros, ne sont pas non plus soumis au plafonnement. Voilà pour le texte initial présenté par le gouvernement. Les députés examineront la réforme fiscale en novembre.

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votre prochaine voiture sera chinoise.

Vous caressiez l'idée d'acheter une Logan, la low cost de Renault ? C'est vrai qu'elle est entrée discrètement cette semaine en France. Mais ne vous précipitez pas. Les champions du discount mondial ont décidé de faire de l'automobile leur nouveau cheval de bataille.


Après l'acquisition du coréen Sangyong et du très british MG Rover, c'est au Salon automobile de Leipzig, qui se tient jusqu'à dimanche, qu'un nouveau front s'est ouvert. Le constructeur chinois Brilliance présente sa voiture d'assaut pour l'Europe : la Zhonghua.


Oui, je sais, son nom est imprononçable. Oui, en plus, on peut la trouver laide mais souvenez-vous de l'esthétique des voitures japonaises dans les années 70. À Leipzig, tous les paris sont ouverts : combien faudra-t-il de temps aux constructeurs chinois pour devenir les numéros un mondiaux ?


En 2017, le chinois Chery lancera 10 modèles sur le marché américain. Ils coûteront 30% de moins que les modèles équivalents et c'est une très mauvaise nouvelle pour des constructeurs américains, qui sont depuis quelques mois sur le bord de la route.


Sur le marché intérieur chinois, tous les constructeurs étrangers sont tombés dans le piège. Ils augmentent leurs ventes mais perdent de plus en plus d'argent face à la concurrence, alors qu'ils ont déjà révélé tous leurs secrets de fabrication à leurs associés locaux. En fait, tout cela est très cohérent : la voiture du peuple ne peut être que chinoise. Comment dit-on Volkswagen en mandarin ?

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Managment: Comment annoncer une nouvelle.

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Rien ne va plus ! Votre collaborateur ne donne pas satisfaction. Son attitude se relâche, son activité faiblit. Résultats : vous devez le recadrer, renoncer à l'augmenter ou à lui accorder sa prime ; vous avez peut-être décidé de le muter, voire de vous en séparer. Sauf à déstabiliser l'équipe ou à vous saborder. Mais comment lui dire ? La situation n'est certes pas agréable mais elle relève du job d'un manager de proximité. Il faut l'assumer. J'en ai vu qui se défaussent sur les autres, souvent sur la direction des ressources humaines. Ce n'est pas bon ! Déléguer auprès d'un tiers revient à perdre en crédibilité. Ou à se défiler en signalant que vous auriez bien arrondi un salaire mais qu'«on» n'a pas suivi, c'est reculer l'échéance. Et laisser s'envenimer les choses.


Communication klaxon.


Ensuite, il s'agit de ne pas traîner. Plus tôt vous verrez votre collaborateur, mieux cela se passera. Fixez rendez-vous ou demandez-lui de passer vous voir, «pour faire un point». N'en dévoilez pas plus. Pas la peine d'alimenter les rumeurs dans les couloirs. Il faut prendre du recul, du temps, de l'espace. Le recul, pour l'objectivation des reproches ou d'une sanction (dans ce dernier cas, les ressources humaines sont concernées, car les procédures sont spécifiques). Le temps, pour l'annonce et l'explication. L'espace pour la confidentialité et le respect de l'individu. Votre bureau fera l'affaire, ou un lieu neutre, mais ce doit être un endroit de sécurité. Je ferme les portes. Pas de téléphone, pas de mobile ouvert. C'est en face à face.


Tout se déroule alors dans la parole. Evitez le «on», indéfini, ou le «tu», très accusateur. Cet usage est courant chez les jeunes managers J'appelle ça la communication klaxon. Elle reste dans le jugement. Or chacun a sa perception sur un individu. On peut évaluer les résultats d'un travail, et non une personne. Evitez aussi de dire «les autres». Impliquez-vous. Dites «nous» ou «je» qui responsabilise. Je ressens, je discerne, etc. Je ne m'interdis pas de renvoyer à la personne son image telle que je la vois. Cela lui donne matière à réflexion, et humanise l'entrevue A proscrire : «Moi, à ta place, j'aurais fait telle chose !»


Tout cela est capital parce que les mots blessent et que votre interlocuteur, fragilisé, se remet en cause. Autre piège : s'enfoncer dans la justification, au risque de s'énerver. Non ! Le constat est dressé, la décision est prise. Je vais droit au but en étant clair, précis et simple. Je me préserve de l'affectif, ce n'est pas le sujet. Mais je laisse un moment de silence pour que le message passe et que le collaborateur puisse réagir.»


Quand vous manifestez un désaccord, il est rare que les collaborateurs tombent des nues. Ils ont en général pressenti le malaise. Reformulez leurs émotions. Je ressens votre déception, votre incompréhension. Insistez sur le côté positif. Si le salarié n'a pas pris les mesures de son poste, exposez que ses compétences ou ses qualités comportementales ne conviennent pas au job. Qu'une alternative existe dans l'entreprise. Offrez une seconde chance, notez avec lui les points-clés du succès. Si c'est son bonus qu'il perd, les progrès futurs seront récompensés demain.

 L'exercice reste délicat ? Vous pouvez vous entraîner. Vous former. Les aînés se sont aguerris sur le «désagréable». Pour le licenciement, c'est une autre histoire !


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