22/03/2015

Cœurs en ligne

A la recherche du grand amour ou d'amis partageant les mêmes centres d'intérêt ? Les sites de rencontres en ligne vous mettent en contact avec des millions de partenaires potentiels. Et plus si affinités...

coeur-en-ligne.jpg


Oublié les poussiéreuses agences matrimoniales ou les délicates techniques d'approche pour aborder son ou sa future promise dans l'ambiance assourdissante d'une discothèque. Sur www.meetic.fr, leader européen des rencontres par internet, la recherche de l'âme soeur, par exemple dans la catégorie «homme de 30 ans habitant en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur», donne droit à 691 réponses (plus d'un millier à Paris), photos et présentations à l'appui. Le constat s'avère similaire du côté de la gente féminine.


Bénéficiant d'un succès croissant depuis quelques années, ce type de rencontre apporte un outil supplémentaire aux célibataires en quête d'affection. En quelques minutes, inscription comprise, on accède à des centaines de profils que l'on peut contacter par e-mail et ainsi débuter une relation de correspondance électronique pour vérifier ses affinités. L'opération débouche parfois sur un échange de numéro de téléphone, voire un rendez-vous. Meetic.fr concentre 53,1% de part d'audience en France (23,95% en Europe), soit 819 000 personnes connectées sur le mois de juin. Le groupe revendique 13,9 millions de profils en Europe, devant le site Match.com. Plus de 36 000 personnes seraient connectées chaque soir en France, donnant lieu à l'échange de quelque 45 millions d'e-mails par mois et 8 000 messages instantanés par minute. La tranche d'âge la plus représentée se situe autour de 25-30 ans, période de la vie où l'on cherche à s'engager. La parité n'est pas encore respectée, puisque l'on trouve autour de 60% d'hommes connectés pour 40% de femmes.


De l'épouse délaissée au séducteur invétéré en passant par l'âme solitaire à la recherche de relations amicales, l'agence en ligne répond à un besoin profond d'échange avec les autres dans une société de plus en plus marquée par l'individualisme. Plus de la moitié des Français reconnaissent aujourd'hui la difficulté de se faire de nouveaux amis (54%) ou de construire un projet de vie à deux (52%), d'après un étude réalisée par TNS Sofres en 2014. Près de 67% d'entre eux n'estiment pas choquant de se marier avec quelqu'un rencontré sur internet. L'aménagement ordonné du hasard n'est plus tabou. L'internaute bénéficie en outre d'une image de modernité (30%) et d'ouverture (16%). Au chapitre des avantages apportés par le net, le côté pratique des sites arrive en tête avec 76% des suffrages. Les démarches s'avèrent en effet nettement plus aisées que dans les agences traditionnelles. Malgré tout, 66% des internautes disent redouter ce type de rencontre, avec son cortège d'interrogations : sur qui vais-je tomber ? Est-ce que c'est dangereux ? Une inquiétude qui n'empêche pas 57% des gens consultés d'envisager de façon positive l'adoption d'une telle solution.


Gratuit ou payant ?

Dans ce monde virtuel, chacun peut s'inventer une nouvelle identité et jouer librement avec ses fantasmes. Rien ne trahit en apparence le fait que l'on soit déjà marié ou que l'on ne corresponde pas à la description avantageuse que l'on a faite de soi. Attention aux déceptions. De surcroît, cette tendance au zapping amoureux face à une profusion quasi inépuisable de profils peut donner le vertige, voire conduire à l’écœurement, comme l'a souligné l'un des auteurs d'une enquête sur le sujet réalisée par l'UFC-Que Choisir.


Les seniors, qui apparaissent de plus en plus actifs sur la toile, ne sont pas en reste. Et ce, malgré la fracture numérique qui continue de les pénaliser dans l'utilisation du web. En janvier 2014, 18% des 26 millions d'internautes ayant pratiqué les sites américains de rencontres étaient âgés de plus de 55 ans, rapporte Nielsen/NetRatings. Un ratio en augmentation de 16,75% par rapport à l'année précédente. Sur Match.com, si vous recherchez un homme de 55 ans exactement, vivant en région parisienne, vous obtenez 180 réponses. Entre 70 et 75 ans, seuls 12 profils restent en compétition, mais témoignent néanmoins d'une présence assidue. Meetic.fr, qui revendique 26% d'abonnés de plus de 40 ans, vient de lancer Ulteem (ulteem.meetic.fr), un service destiné aux seniors, basé sur des profils psychologiques plutôt que des critères factuels (taille, couleur des yeux...). Si, traditionnellement, l'usager opère lui-même la sélection, Ulteem se charge de mettre en relation les personnes présentant des affinités. Un peu comme une agence matrimoniale classique.



Malheureusement, sur les sites payants, le célibataire est devenu une valeur marchande, parfois traquée selon des pratiques douteuses. l'UFC-Que Choisir a mis en exergue quelques excès sans doute issus de l'héritage du Minitel rose. Par exemple, il convient généralement de remplir une fiche d'inscription pour pouvoir accéder aux tarifs. Cela permet aux sites de gonfler artificiellement leurs bases de données. En outre, lors d'un abonnement pour plusieurs mois, le paiement est réalisé par carte de crédit, et donc avec renseignements de ses coordonnées bancaires. Il n'est pas rare de se voir réabonné automatiquement.

Meetic a décidé de capitaliser sur cette manne émergente propulsée par l'essor des nouvelles technologies. Son service s'étend désormais au monde du téléphone mobile. La société revendique des dizaines de milliers d'utilisateurs qui prolongent les joies du chat (discussion écrite en ligne) sur les réseaux wap et i-Mode (internet sur téléphone mobile). Le service représente 3% de son chiffre d'affaires.


Dans un autre genre, mais avec des perspectives financières alléchantes, Myspace.com offre à ses utilisateurs l'opportunité de nouer des liens en ligne selon leurs centres d'intérêt. Pas d'histoires de coeur ici, plutôt des communautés de membres réunis autour d'affinités pour la musique, la technologie ou internet. Rachetée par le groupe News Corp, l'entreprise affiche 40 millions de membres dans le monde. Un marché publicitaire juteux devancé uniquement par Yahoo et MSN. Ces réseaux sociaux sont essentiellement constitués de jeunes gens âgés de moins de 35 ans, technophiles et adeptes du partage en ligne. On y échange textes, photos, vidéos, musiques...

Contre toute attente, internet s'éloigne de l'image redoutée de la bulle solitaire coupée du monde. Le réseau des réseaux semble peu à peu se substituer aux bistrots de quartier et autres lieux où l'on se croisait jadis. Il devient un vecteur de communication et de rencontre avec ses avantages et ses inconvénients. A chacun d'évaluer les risques en gardant en tête que, sur internet comme dans la vie, rien n'est jamais vraiment gratuit !

Les principaux sites : www.meetic.fr ; fr.match.com ; www.serencontrer.com ; www.netclub.fr ; www.myspace.com

|

21/03/2015

argent : quelqyes bons conseils.

argent.jpg


C'est une réforme fiscale d'envergure que vont examiner les parlementaires. Présenté fin septembre par le gouvernement, le projet de loi de finances pour 2016 intéresse au premier chef les particuliers. Pour tous ceux qui paient l'ISF, et ils sont de plus en plus nombreux, ce projet de loi marque un indéniable pas en avant . C'est une première, le gouvernement s'engage en effet à limiter le poids de l'impôt. Reconnaissant qu'«il peut arriver que le montant total des impositions locales, des impôts sur le revenu et sur le patrimoine dépasse le revenu annuel», les pouvoirs publics ont pris le taureau par les cornes. Et s'engagent à ce que la charge fiscale ne puisse plus dépasser 60% des revenus du contribuable. Pour calculer cette charge, l'impôt sur le revenu, l'ISF et les impôts locaux (tout au moins ceux de la résidence principale) seront pris en compte. Logique, souhaitable, cet encadrement du poids de l'impôt réjouira notamment tous ceux qui, malgré de faibles revenus, devaient payer l'ISF. L'autre pan important de la réforme porte sur l'impôt sur le revenu. Le nouveau barème, qui comportera quatre tranches, intégrera l'abattement de 20% qui était jusqu'ici réservé aux salaires. Du coup, certains revenus du patrimoine vont en bénéficier. Et cette refonte de l'impôt sur le revenu concerne donc indirectement le monde des placements.

Ainsi, les revenus issus des biens immobiliers ou qui proviennent des actions bénéficieront désormais de l'abattement de 20%. Pour qu'à l'arrivée les détenteurs d'immobilier et d'actions ne soient pas les grands gagnants de la réforme, le gouvernement a cherché à neutraliser l'«effet barème». Comment ? En apportant divers correctifs, pour l'immobilier mais aussi pour les actions. A peine né, le régime fiscal qui succède à l'avoir fiscal est ainsi retouché.

Quel bilan ? Pour les détenteurs de patrimoine, la grande nouveauté réside surtout dans le plafonnement des niches fiscales. Chaque foyer fiscal aura en effet droit à 8 000 euros par an d'avantages fiscaux (un peu plus en cas d'enfant à charge, à raison de 750 euros de mieux par enfant). En cas de présence d'une personne handicapée, l'avantage global passe à 13 000 euros. Une grande partie des placements qui permettent de bénéficier d'un avantage fiscal entrent dans ce plafond. Les investissements immobiliers Robien et loi Malraux sont notamment concernés. Tous ceux qui utilisaient ces mécanismes pour alléger leur impôt sur le revenu devront sans doute revoir leur stratégie. L'emploi d'un salarié à domicile entre aussi dans le cadre de ce plafond, tout comme les frais de garde des jeunes enfants. Les familles consommeront donc une grande partie de leur disponible fiscal. Certains contribuables qui avaient signé récemment par exemple pour l'achat d'un «programme Robien» étaient inquiets. Ils peuvent être rassurés. Le gouvernement change en effet les règles du jeu, mais il ne le fait pas de manière rétroactive. Les avantages fiscaux étalés sur plusieurs années et liés à des décisions d'investissement antérieures au 1er janvier 2016 ne seraient pas concernés par les nouvelles dispositions, précise le projet de loi de finances. D'autres interrogations ont aussi été levées quant aux investissements dans les départements d'outre-mer. Les réductions d'impôt ne sont pas plafonnées actuellement, mais elle feront l'objet d'un encadrement spécifique « compte tenu de leur importance économique», précise le projet de loi de finances. Le texte donne le choix entre deux plafonds : 8 000 euros, ou, si ce plafond est plus favorable, 15% du revenu net imposable du contribuable si ce montant est supérieur à 8 000 euros.

En revanche, certains investissements restent en dehors du plafond de 8 000 euros. C'est le cas du PERP, le plan d'épargne retraite individuelle. Il sera donc possible de préparer sa retraite sans compter . Une décision qui paraît logique puisque la rente procurée par ce placement à la sortie est, elle, fiscalisée. Autre îlot fiscal qui demeure, celui des monuments historiques, mais il ne concerne que peu de contribuables. Les investissements en LMP, loueurs en meublés professionnels, qui nécessitent un budget de 400 000 à 500 000 euros, ne sont pas non plus soumis au plafonnement. Voilà pour le texte initial présenté par le gouvernement. Les députés examineront la réforme fiscale en novembre.

|

votre prochaine voiture sera chinoise.

Vous caressiez l'idée d'acheter une Logan, la low cost de Renault ? C'est vrai qu'elle est entrée discrètement cette semaine en France. Mais ne vous précipitez pas. Les champions du discount mondial ont décidé de faire de l'automobile leur nouveau cheval de bataille.


Après l'acquisition du coréen Sangyong et du très british MG Rover, c'est au Salon automobile de Leipzig, qui se tient jusqu'à dimanche, qu'un nouveau front s'est ouvert. Le constructeur chinois Brilliance présente sa voiture d'assaut pour l'Europe : la Zhonghua.


Oui, je sais, son nom est imprononçable. Oui, en plus, on peut la trouver laide mais souvenez-vous de l'esthétique des voitures japonaises dans les années 70. À Leipzig, tous les paris sont ouverts : combien faudra-t-il de temps aux constructeurs chinois pour devenir les numéros un mondiaux ?


En 2017, le chinois Chery lancera 10 modèles sur le marché américain. Ils coûteront 30% de moins que les modèles équivalents et c'est une très mauvaise nouvelle pour des constructeurs américains, qui sont depuis quelques mois sur le bord de la route.


Sur le marché intérieur chinois, tous les constructeurs étrangers sont tombés dans le piège. Ils augmentent leurs ventes mais perdent de plus en plus d'argent face à la concurrence, alors qu'ils ont déjà révélé tous leurs secrets de fabrication à leurs associés locaux. En fait, tout cela est très cohérent : la voiture du peuple ne peut être que chinoise. Comment dit-on Volkswagen en mandarin ?

|