21/03/2015

Le Viagra serait bénéfique pour des rates hypertendues

Le Viagra (ou sildénafil), ce médicament destiné à traiter l'impuissance masculine, pourrait avoir d'autres applications.


Des chercheurs américains viennent en effet de montrer que ce produit pourrait permettre de réduire le risque d'une complication grave – l'éclampsie – frappant la femme enceinte souffrant d'hypertension artérielle. Cette complication peut conduire à des crises convulsives et parfois à la mort. Chaque année, plusieurs décès maternels et quelques centaines de décès in utero dans notre pays y sont consécutifs.


Pour découvrir ce nouvel effet du Viagra, les chercheurs de l'université de médecine du Vermont, aux États-Unis, se sont penchés sur le sort d'un groupe de rates en gestation chez qui une hypertension artérielle expérimentale a été induite. La moitié d'entre elles seulement ont alors reçu du Viagra.


Les résultats attestent que, pour les rates bénéficiant du médicament, aucun fœtus n'est décédé. Alors que, pour celles hypertendues, mais sans médicament, 11% de décès ont été observés.


Ces résultats, qui devraient être présentés lors d'un congrès international de physiologie à San Diego (Californie), ouvrent la voie à de nouvelles perspectives en matière de prise en charge de l'éclampsie. Malheureusement, les résultats expérimentaux obtenus sur des animaux de laboratoire ne sont pas, loin de là, toujours extrapolables en santé humaine.


Les femmes souffrant de pré-éclampsie présentent en réalité une anomalie de la circulation placentaire qui provoque un retard de croissance intra-utérin. L'organisme s'adapte à cette anomalie en augmentant la tension artérielle, pour tenter d'améliorer la perfusion sanguine du fœtus. Le Viagra agirait en amélioration la circulation placentaire, expliquent les chercheurs sur le site Internet de la BBC. Le Viagra, première molécule prise par voie orale pour lutter contre l'impuissance masculine, a été expérimenté dans d'autres affections qui n'ont rien à voir avec la vie sexuelle. Ainsi, il y a quelques mois, des chercheurs britanniques ont mis en évidence expérimentalement l'intérêt de cette molécule pour traiter l'hypertension artérielle pulmonaire.

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